ANNE VALERIA JARA
La poésie, la peinture et la photographie ont été ses premiers terrains de jeu. Elle s’est ensuite tournée vers l’étude de l’histoire et du monde contemporain, en suivant un cursus à la Sorbonne, puis à l’Institut d’études politiques de Rennes. Elle a entrepris des voyages engagés, armée de son appareil photo : à Calcutta aux côtés de Mère Teresa, en Équateur auprès des enfants des rues, en Tunisie pour la construction d’une école…
Admise à la FEMIS, en section documentaire, elle se forme en réalisant des courts-métrages et des publicités en Équateur. Elle y réalise un documentaire de 26 minutes, EN VOL VERS LE GRAND-PÈRE (Festival du cinéma de Cuba, Festival du documentaire de Lussas). Parallèlement, elle travaille comme présentatrice pour ARTE et participe à des émissions pour TF1, France 2, France 3 et France 24.
Sa proximité avec les jeunes lui permet de filmer : des adolescents en conflit avec la justice, dans *LES ENFANTS DE LA JUGE* (France 3 Région, France 3, Planète Justice / Festival Justice et Cinéma / Festival du cinéma européen / Mention spéciale, Prix Média Majuscule) ; des enfants malades dans JE FAIS UN RÊVE (France 3 Nouvelle-Aquitaine, France 3 / Festival international du cinéma sur le handicap / Festival Écrans Jeunesse) ; des jeunes mis en scène dans plus de 80 émissions de Kid et Toi pour M6 (Meilleure réalisation jeunesse aux Lauriers de l’Audiovisuel).
Témoignages
JONATHAN
« J’ai regardé le film sur ma mère, tourné il y a 12 ans, et j’ ai eu des larmes aux yeux. Elle raconte des détails de son histoire que je ne connaissais pas, et des anecdotes dont je ne me souvenais plus. C’est très émouvant de regarder cette seule vidéo de ma mère. Il n’y en a aucune autre. Cela m’est incroyablement précieux. Je sais que cela l’est aussi pour mes enfants, et que ce sera très précieux pour leurs enfants.».
ELIAS
« J’ai fait faire un film sur ma vie pour l’offrir à mes trois enfants. Pour moi, c’est une façon d’être immortel. J’ai maintenant une petite-fille qui est née, il y a 6 mois. Je sais que dans 10 ans, elle pourra voir cette video et qu’elle sera absolument passionnée. C’est un cadeau envers des générations qui ne sont pas encore nées. »
VICTORIA
« Je voulais faire un film sur mon père. J’ai attendu, attendu, en pensant que j’avais le temps. Aujourd’hui, il n’est plus là, et je n’ai pas d’images de lui. C’est mon plus grand regret. Heureusement, j’ai fait un film avec ma mère. On est vraiment heureux d’avoir d’avoir des images d’elle cuisinant, bougeant, de pouvoir entendre sa voix.»
PAUL
« J ai trouvé que c’était chouette d’avoir des images de mon grand-père, de le voir parler. C’est quand même chouette de le voir en dehors de sa maison, dans son atelier, dans sa ville, dans un restaurant. C’est ça qui est émouvant. C’est ce que j’ai aimé. Et j’étais content de voir des images des vieilles rues de Quito (Equateur), qui n’ont pas bougé depuis, avec de la famille dessus, en plus. »
ANASTASIA
« On a bien fait d’avoir fait réaliser un film sur notre maman avant qu’elle ne soit trop âgée. En quelques années, elle a beaucoup vieilli. Ce n’est plus la même personne. Elle ne pourrait plus raconter les histoires qu’elle a dites dans le film. On est vraiment heureux d’avoir ce témoignage. »
MARIA
« J’ai pleuré en voyant mon arrière grand-mère, j’étais hyper émue. Je ne savais pas qu’elle était comme ça, qu’elle avait vécu tout ça. Elle était vraiment belle. Et c’est marrant, j’ai réalisé que ma maman marche comme elle, en mettant les bras derrière le dos. Ça m’a fait rire ! »